JE n°2 du 22 octobre 2015 (Tours)

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22 Octobre 2015 – Tours

Journée d’Etude du Réseau « Jeunes Chercheurs Santé et Société »
Groupes thématiques « Vieillissements et Société » et « Handicap(s) et Société»

Vivre ensemble dans des habitats intermédiaires

Analyse croisée des habitats intermédiaires pour personnes âgées et personnes handicapées

 

Les habitats intermédiaires pour personnes handicapées et pour personnes âgées bien qu’ils ne bénéficient d’aucune définition juridique, sont identifiés comme étant une alternative au domicile traditionnel, et à l’institution médicalisée (Nowik, 2014). Ces habitats, aussi appelés habitats alternatifs ou innovants, privilégient des unités de logements individuels sans négliger les avantages que peuvent procurer les différentes formes de regroupements. Elles permettent ainsi à toute personne d’être en lien avec d’autres, tout en ayant la possibilité de s’isoler si elle le souhaite (APF et al., 2015). Les évolutions récentes des politiques publiques ont permis le développement de ces formes d’habitat tant dans le champ du logement pour personnes âgées (Argoud, 2011) que dans celui de l’habitat pour personnes handicapées. Ces formes d’habitats proposent de nouvelles modalités de « vivre ensemble » face aux difficultés que représentent l’avancée en âge et le handicap. Cette journée d’étude vise à interroger ces modes de vie articulant le collectif et le privatif : Que signifie ce « vivre ensemble » en habitat intermédiaire pour personnes âgées ou handicapées ? Est-ce spécifique aux habitats intermédiaires ? L’appréhension du vivre ensemble est-elle similaire pour toutes les formes d’habitats intermédiaires, ainsi qu’aux différents acteurs concernés (habitants, professionnels, familles, politiques) ? A l’échelle de l’habitat, quels facteurs participent à la construction de ces modalités du vivre ensemble ? Quelles sont les formes de gestion du vivre ensemble qui sont mises en œuvre au sein de ces structures ? Quelle place y ont les habitants, tant dans la conception du projet qu’au quotidien ?

En prenant en compte l’hétérogénéité des habitats intermédiaires, (du secteur du handicap à celui du vieillissement, des habitats construits pour les résidents à ceux imaginés par les habitants eux-mêmes, des établissements médico-sociaux aux structures en dehors de ce cadre juridique…), nous proposons d’interroger les modalités du vivre ensemble au travers trois points :

  1. L’articulation des espaces

Vivre en habitat intermédiaire c’est d’abord partager des espaces, des temps, des services. Cette journée d’étude propose d’interroger l’articulation entre les espaces communs et les espaces privés et entre les moments de la vie collective et les temps de l’intime. Comment les résidents, les professionnels, ou encore, les familles, construisent-ils ces frontières privées/publiques et collectives/individuelles? Quelles formes prennent ces articulations au quotidien ? Dans quelle mesure la vie dans ces structures modifie-t-elle le rapport au vieillissement ou au handicap ? Quels rôles jouent les variables de genre, de situation conjugale ou de générations dans cette articulation des espaces ?

  1. La construction du chez-soi

Cette articulation des espaces peut être déterminée collectivement, imposée par le gestionnaire, ou encore négociée par l’individu qui s’approprie son lieu de vie (Mallon, 2004). L’aspiration au « chez soi » est-elle portée uniformément par les personnes ? Quelle(s) forme(s) prend le chez-soi en habitat intermédiaire ? Comment se réalise cette appropriation des espaces ? Quel(s) rôle(s) jouent les professionnels, les proches, les pairs dans ce processus d’appropriation?

  1. La redéfinition des liens sociaux

Enfin vivre ensemble, c’est vivre avec les autres, qu’ils soient habitants ou salariés, proches ou intervenants à domicile. Cette vie en collectivité est-elle recherchée par les résidents ? Comment est-elle vécue ? Dans quelle mesure la vie en habitat intermédiaire vient-elle redéfinir les sociabilités des personnes ? Comment cela se traduit-il au quotidien ? Par exemple, les habitants font-ils communauté ? La vie en habitat intermédiaire vient-elle redéfinir les relations familiales ? Ou encore, quelles sont les formes de relations nouées entre les résidents et les salariés ? Dans quelles mesures cela redéfinit les pratiques professionnelles ? Comment s’articule l’intervention à domicile lorsqu’il n’y a pas d’équipe dédiée ? Comment s’organisent les solidarités s’il n’y a pas d’intervention professionnelle ?

Bibliographie :

APF, THINK AND DO THANK POUR LA SOLIDARITE, UPEC – LIRTES, CCAH, FIRAH, KLESIA, Recommandations pour promouvoir un habitat dans une société inclusive, 2015.

ARGOUD D., « De l’hébergement à l’habitat : une évolution ambigüe », Gérontologie et Société, n°136, 2011.

NOWIK L., THALINEAU A. (dir.). Vieillir chez soi : Les nouvelles formes du maintien à domicile. PUR, Rennes, 2014.

MALLON I., Vivre en maison de retraite. Le dernier chez-soi, Rennes, PUR, 2004.

Infos pratiques

Le 22 octobre 2015, de 9h45h à 17h30

Le Parc Belmont, Résidence Domitys, 57 rue Groison, 37100 Tours

Le déjeuner au sein du restaurant de la résidence est offert aux participants.

Coordinateurs

Antoine Gérard, doctorant, Sociologie, CITERES, Université de Tours

Noémie Rapegno, post-doctorante, Géographie, MSSH, Paris

Anne-Bérénice Simzac, doctorante, Science-Politique, CRAPE, Université de Rennes 1

Contact

je.habitats@gmail.com

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